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Purée de pois dans le massif du pilat
Icône cartographie

Panneau présentant le PNR du PilatUne semaine tout juste avant notre trek de 3 jours dans le massif du Haut Jura, nous nous étions bien motivés, nous entraîner, enfin nous roder avec nos sacs respectifs (un « Millet Trek Lite 60 + 10 litres » pour moi et un « Vaude Cimone 55 + 8 litres » pour Flo). Et c’est chargés comme des mulets pour être en condition réelles que nous nous élançons sur les crêtes du massif du Pilat. A savoir qu'un sac à dos ne doit jamais dépasser un quart de votre poids. Avec mes 70 kilos je peux en théorie porter 70/4 = 17.5 kilogrammes.

Au delà de cette règle d'or vous risqueriez ne pas tenir le coups sur le long terme. Dés le départ, les dés sont jetés : le temps ne sera pas de notre côté. Un brouillard dense et épais recouvre toutes les crêtes. Ajoutez-y de bonnes rafales de vent et des zones de neige non fondues bien entendu !

Qu’importe, nous sommes ici pour faire une bonne randonnée et parfois le beau temps n’est pas présent. Au départ d’une balade comme celle-ci, bien s’habiller est essentiel car en sortant de la voiture il fait très vite froid. Une polaire et un coupe vent ainsi qu’un bonnet et des gants sont une bonne idée. Au fur et à mesure que l’on a chaud on peut enlever une couche. Nous partons de la Jasserie et cinq cents mètres plus loin, un groupe de Vététistes se pointe nous demandant la bonne direction à prendre : « c’est par ici le crêt de l’oeillon ? » nous demande un mec sympa.

Table d'orientation sur le crêt de l'oeillonAprès une lecture de la carte, oui c’est bien par là ! La même personne nous raconte que cela fait trois jours qu’ils font du VTT et qu’ils ont eu des problèmes techniques ainsi que des crevaisons. Bien sur, ils ont eu un temps pourri et en ont plus que marre de ce brouillard. Peu habillés et mouillés par ce sale temps ils devaient avoir froid. Pourquoi n’avaient t-ils pas prévu d’habits plus chaud même au mois de mai à plus de 1200 mètres d’altitude ? C’est une question qui mériterait une réponse de leur part. La randonnée suit sont chemin, nous nous dirigeons également vers le crêt de l’oeillon. Le brouillard semble décidé à rester accrocher à la montagne ce qui nous offre une vue limitée à quelques mètres. Quelle dommage, il paraîtrait qu’une somptueuse vue sur les Alpes et la plaine du Rhône est visible à ce fameux crêt. (cf flo, vue par beau temps..Clin d'œil) Malgré tout, je trouve que le brouillard a du « charme » et fait aussi ressortir un côté « mystique » aux paysages.

Forêt brumeusePar contre, il faut redoubler de prudence lorsqu’un brouillard dense se présente ou est déjà installé. Nos repères sont bouleversés si vous faites 100 mètres et que vous vous retournez on ne sait plus trop où l’on est parce que l’on ne trouve pas d’objets marquants à nous rappeler.Petit passage dans une forêt brumeuse qui peut faire penser à un film d'horreur... Pas la peine pour autant de se faire des films, il paraîtrait que les zombies sont en voie d'extinction sur cette montagne...aucun problème donc!

Arrivés à un croisement, une petite vue s'offre à nous. Au loin, on distingue le Rhône qui provient du Lac Léman et finira sa course dans la mer méditerranée Quelques photographies plus tard quelque chose vient frapper nos têtes. On l'attendait et il ne manquait plus qu'elle : la pluie est aussi de la partie ! Petit bonjour aux cyclistes qui passent par là et on continue notre chemin...s'en suit une petite descente qui se transforme en grosse montée lorsque l'on s'aperçoit que c'est le mauvais chemin.

Des panoramas

Panorama du massif du pilat sur la vallée du Rhône

On pousse et on retrouve ce qui devrait être le bon chemin. La pluie tombe pour de bon en se dirigeant vers un endroit qui paraît être un cul de sac. Demi-tour (encore une fois) pensant trouver le bon chemin. Finalement demi-tour pour revenir au cul de sac... Il fallait en faites descendre sur des gros rochers et avec le brouillard on ne pouvait pas voir le chemin en bas des rochers.

Prudence est le maître mot dans cette descente glissante qui pourrait facilement casser une cheville ou un genou en cas de non maîtrise de cette descente technique. Dans un cas comme cela ne soyez pas pressés il faut assurer chaque prise et bien positionner ses pieds. Nous arrivons à la fin de cette descente chaotique sans blessure à déplorer. Nous sommes alors en plein cœur d'une zone nommée ici les trois dents. Les trois dents car il y a trois gros pic rocheux d'où en théorie des vues superbes sont à contempler...en théorie Rigolant.

La fameuse descente 

Descente dangereuse sur rochers dans le massif du pilatLa pluie redouble d'intensité (grrrrr!) pas facile parfois de trouver le moral dans des pareils conditions. Plus loin, nous croisons un couple de randonneurs. Je dis « chouette journée on transpire beaucoup! » Le randonneur me réponds « belle vue par ici ! ». Oui en effet...sur deux mètres au moins! Petite boutade de randonneur... Quelques temps plus tard, la faim se fait sentir.

Le casse croûte se fait sous un sapin et les fesses sur un poncho. Le froid et la pluie ne nous feront pas rester longtemps sous notre ami sapin qui a pour nom botanique au passage de « Abies alba » et pour famille les Pinaceae (quoi comment ça je me la raconte...même pas vrai)! Petite descente puis nous relançons les jambes sur un chemin. Le mal de dos malgré le très bon système du sac Millet qui consiste à garder le sac dans l'axe du dos grâce à un système de mouvement de la ceinture dorsale que je développerais dans un test qui lui sera dédié. Plus tard toujours sous la pluie nous arrivons à un petit village ou quelques magnifiques fermes du coin en pierre de taille datant de 1838 sont encore debouts !

Est-ce que les maisons d'aujourd'hui traverserons les siècles ? J'ai des doutes. Nos évolutions technologiques semblent ne pas prendre en considération le facteur « durée de vie » ce que je regrette au passage âprement. Bref, passons ce hors sujet pour continuer la balade avec la pluie. La montée finale s'annonce. Elle s'annonce oui, on le constate au vue de la déclivité mais surtout elle s'annonce dure! Il suffit d'aller voir le profil d'élévation pour s'en rendre compte (en passant par l'image cartographie en haut à droite de la page)!

Une rivière coule au milieu du chemin et la neige fondue fait tout ce qu'elle peut pour nous retenir. L'objectif visé est le crêt de la perdrix. Une fois arrivés en haut de cette infernale montée, on décide finalement de ne pas aller au crêt de la perdrix car on y verrait absolument rien! Du coup, nous décidons de nous le « réserver » pour une prochaine balade qui nous laissera l'occasion de profiter un maximum de la vue! La voiture est proche, petit passage dans un désert de neige ou quelques jonquilles pointent leurs nez et semblent être tout aussi gelés que nous! La voiture et son chauffage fait office de refuge tant convoité vers la fin de la balade. Une douche bien méritée et un chocolat chaud sauront nous remettre d'aplombs pour affronter la traversée en trois jours de la Haute chaine du Jura qui, je l'espère, se révèlera somptueuse malgré un temps annoncé plus que médiocre.

Mais pour vous montrer qu'il fait aussi beau ici, voici une photo prise en hiver avec un beau soleil couchant

Soleil couchant sur un paysage enneigé

Le Pilat est un massif montagneux certes assez petit à comparer de ses voisins le massif central ou le vercors, mais qui n'a rien à envier aux autres tant la diversité des paysages est présent. Il est même « protégé » et mis en avant via un PNR (Parc Naturel régional) qui porte son nom. Je recommande plus que vivement la visite de ce coin de la France (tout près de Saint-Etienne) qui vaut vraiment le détour...quand le soleil est un peu plus présent bien évidemment Sourire. Ici dans le Pilat, vous pourrez aussi trouver des endroits insolites pour dormir comme dans une yourte. Vous pourrez trouver ce genre de choses insolites sur des sites comme wimdu.

Comme dh'abitude, la cartographie, et le profil d'élévation sont disponible en passant par l'image "cartographie" en haut à droite de la page! Vous pourrez également récupérer la trace "GPX" et visualiser celle-ci sous google Earth en téléchargeant le fichier dit "KML".



Posté le 12/05/2010 à 19h54 par Loic
M.à.j le 06/08/2012 à 19h45

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