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Ascension de la Dôle depuis la Givrine
Icône cartographie

Vue sur la montagne de la Dôle

Dur, qu'il est dur de résister à l'appel de la montagne jurassienne lors d'un si joli jour de printemps que ce samedi 23 Avril. Du coup, comme il se doit, nous n'avons pas résisté longtemps et c'est en fin de mâtinée que l'on s'est rendu à la Givrine. La Givrine, est un petit lieu dit que l'on trouve après être passé à la Cure, là ou la frontière veille encore. Ce lieu-dit a accueillit pour démarrer cette balade qui saura nous réserver son lot de surprise! Suivez le guide...

 A la gare très typique avec son petit train rouge, un panneau suisse de randonnées indique la Dôle à 2h20 par là bas... S'en suit un petit chemin qui découlera sur un plus grand. Nous continuons à l'aveuglette, enfin pas totalement, la Dôle imposante nous attire à elle.

Ascension de la Dôle en suisse A son sommet, se niche un gros radar permettant de faire naviguer les avions et surveiller les ovnis ? (rires). Un 4X4 nous double (grrr!!) pour s'arrêter un kilomètre plus loin. Ces braves suisses ont quand même eu le courage de faire 15 mètres pour aller faire un feu en pleine nature pour manger. Je félicite l'exploit... Pourtant, le pré rempli de crocus et de petites fleurs violette nous fera très vite oublié ce 4X4. Que c'est beau! Florence qui évite de marcher dessus ne sait pas où donner de la tête tant les crocus ont envahi le parterre. Il n'y a pour dire aucun chemin de baliser pour nous indiquer la route à part ces fameux panneaux suisse de couleur jaune « Tourisme pédestre ».

Une chose est sûre ont est bien sur un chemin de tourisme pédestre...nous voilà donc fort rassuré!

La faim se fait sentir et finalement ont décide de poser nos fesses pour « casse-croûter » comme l'on dit chez moi! Ceci nous laisse le temps de savourer le paysage mais aussi de regarder par où est-ce que les randonneurs se dirigent pour l'ascension de la Dôle. Apparemment, aucune solution s'offre à nos petites jambes mis à part le « tout droit » sous les câbles des engins de remontées de skieurs. Résignés mais bien décidé à arriver au sommet, on s'engage donc vers cette montée infernale qui avec une neige fondue saura nous donner du fil à retordre. Qu'importe, il fait beau et plutôt chaud.

Les journées se rallongeant, nous n'avons pas peur d'être surpris par la nuit. Finalement, l'ascension se révèle assez aisée (car c'est florence qui portait le sac hihi...). Ne m'insultez pas de feignant, car c'est elle qui voulait en montée tester mon premier sac de grande randonnée ayant pour nom de code : Treklite 60 +10 de la marque Millet. J'ai également eu l'occasion de marcher quelques bons kilomètres avec ce sac et à première vue je dirais qu'il s'agit là d'une merveille de technologie proche de la perfection! Je ferais bien évidemment un retour plus poussé via un test complet après notre périple (durant l'assomption) sur les crêtes du Jura.

La crête n'est plus très loin, encore quelques mètres et nous y voilà! La vue sur la crête est somptueuse mais le brouillard épais ne souhaite pas nous divulguer les Alpes! Qu'importe, on se régale déjà avec ce que nous avons à nous mettre sous les dents. Quelques photos après, et une rencontre avec une skieuse motivée qui marchait à la recherche de neige!

Un petit panorama pour la route 

Panorama vue de la Dôle

Et un autre 

Panorama du massif de la Dôle

Et un autre ? 

Panorama vue de la Dôle

Enfin, le Saint Graal nous tend la main. La dôle du haut de ses 1677 mètres nous accueille. La petite pause s'impose comme dirait l'autre pour contempler le secteur à sa juste valeur. Je scrute l'horizon à la recherche de chamois mais apparemment c'est aussi pour eux l'heure de la sieste. Réflexion faite et pour ne pas faire demi tour et revenir sur nos pas, nous décidons de continuer le long de la crête (direction le col de la Faucille) en espérant trouver un jour ou l'autre un chemin pouvant nous ramener à bon port! La descente s'annonce plus nature que la montée sous les câbles en acier. C'est exceptionnellement jolie. Les tâches de neige contrastent avec les crocus et la roche calcaire du secteur. Attention aux glissades et aux entorses. Un petit muret de pierre sèche défie l'apesanteur et ressemble drôlement aux photographies de la muraille de Chine en plus petit évidemment. Il s'agit certainement d'une ancienne frontière ou peut être des anciennes parcelles agricoles hébergeant des herbivores...

IPrairie remplie de crocus dans le massif Jurassienl en faut peu pour être heureux. Cet adage tiré sans doute du livre de la Jungle est pourtant si simple à envisager en contact direct avec l'environnement « naturel ». Qu'est-ce qu'on est bien en montagne, on se ressource et on s'émerveille avec peu et tellement à la fois. La grosse descente finie, nous débarquons de nouveau dans un gigantesque champ de fleurs ressemblant à une prairie Alpine. Florence se saisie de l'appareil et les photographies crépitent par dizaines! Pourtant, déjà il faut penser à trouver un chemin pour rentrer et pour nous aider les panneaux « tourisme pédestre » sont là. Qu'est-ce qu'on ferait sans eux ? Rigolant

On se le demande... Nous prenons plein nord pour revenir à notre point de départ en passant par une colline qui saura nous faire encore une fois bien respirer! Nous longerons cette crête à un moment qui longe également la frontière Franco-Suisse.

Petit photographie improbable en plein milieu de la forêt avant d'entamer une grosse descente dans la neige qui aura raison de nos chaussettes en termes d'humidité! Petit « pétage de plombs » lorsque l'on se propose de descendre le tout en luge. Seulement nous n'avons pas de luge sur nous (bizarre pour des randonneurs).

Luge avec une couverture de surviePar contre, nous avons un élément essentiel à la survie : une couverture de survie. Il ne faut alors qu'une seconde pour que nous esquissions une luge avec elle.

C'est ainsi que Loïc à l'avant le sac au centre et florence à l'arrière s'élancèrent les cheveux dans le vent... Seulement un petit manque de contrôle (du faite de la vitesse grandissante) nous fait nous arrêter dans un petit sapin. Rigolade assurée! La descente trop raide par la suite nous fait abandonnée l'idée pour être reprise un peu plus loin... Rigolant.

Trempés et gelés, nous reprenons la marche pour revenir sur nos pas et bientôt le petit lieu dit de la Givrine avec une tête remplie de paysages et de moments inoubliables!

 

 

 

 

 

Mais avant comme pour nous dire au revoir, une famille de chevreuils nous fait l'honneur de se montrer. Un jeune lui pausera pour nous et c'est à grand coup de 300 mm que nous aurons son portrait...

 

Petit coup de gueule avant de conclure contre les Chevreuil dans la forêtskieurs et usagers du coin en hiver qui se croyant tous permis jètent leurs déchets (bouteilles,papiers) et j'en passe et des meilleurs qui comme par magie après la fonte de la neige ressortent! Nous avons fait que ça de ramasser des cochonneries et ceci me fait toujours sortir de mes gonds. Soyez un peu respectueux par pitiée (pour ne pas être vulgaire)!

Je vous invite comme par habitude à aller voir la cartographie de la balade issue de mon GPS (un colorado 300) en cliquant sur l'image représentant une carte avec une loupe. Vous pourrez exporter le parcours sur votre propre GPS ou encore visualiser le tout en 3D sous Google Earth!

Enfin, vous pourrez visualiser le profil d'élévation pour vous donner un idée sur la longueur et les montées du parcours.



Posté le 27/04/2010 à 20h06 par Loic
M.à.j le 30/09/2016 à 15h18

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